Hannut: le club de gym la Volte doit quitter l’Athénée

Hannut: le club de gym la Volte doit quitter l’Athénée

La Volte accueille des jeunes à partir de 4 ans.
La Volte accueille des jeunes à partir de 4 ans.

 

C’est le cdH Benoît Cartilier qui a soulevé le problème lors du dernier conseil communal de Hannut : le club de gym La Volte risque prochainement de se retrouver sans salle d’entraînement. Depuis sa création, dans les années soixante, ses membres (ils sont 150 à ce jour) s’entraînent dans la salle de gym de l’Athénée, là où le fondateur de la Volte, Jules Mahieu, a enseigné.

Depuis 2002, le club est repris par Pascale Bya qui est tombée des nues en apprenant la décision de la préfète faisant fonction, Lara Spyrou. Celle-ci l’a prévenue qu’elle envisageait de récupérer les locaux pour les besoins de l’école. La mesure a également été signifiée aux autres clubs qui fréquentent l’école.

«  Je ne vois pas pourquoi nous gênons », réagit Pascale Bya. «  Nous utilisons la salle de gym en dehors des cours, le mercredi après-midi et le samedi toute la journée. Et pour ce qui est des engins (les barres fixes, barres parallèles, cheval d’arceau), nous l’avons déjà dit à la préfette, le matériel est à leur disposition si l’école le souhaite ».

«  Le souci, réplique Yves Brantz, le président de l’association des parents de l’Athénée c’est que l’utilisation de ces engins ne figure plus dans le programme scolaire. Or, ils sont encombrants, ce qui prive les élèves d’une partie de l’espace de la cour de gym. »

À cela s’ajoute une population scolaire en constante augmentation. « Contrairement à d’autres établissements scolaires, nous n’avons pas de hall omnisports. C’est la seule salle de gym dont l’école dispose pour 700 élèves  », souligne le président de l’association qui parle au nom de la préfète, celle-ci étant tenue à un devoir de réserve.

Autres motifs avancés par la direction : le chauffage qui doit fonctionner plusieurs heures après les cours. «  Puis, il y a la problématique de l’occupation du réfectoire  », termine Yves Brantz. Les bâtiments étant propriété de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’école est tenue de prévoir un responsable cuisine, une obligation qui implique des heures à récupérer et à payer.  »

Face à cette situation, les autorités communales tendent de trouver une solution de relogement pour les clubs. Des négociations sont en cours avec la préfète. «  C’est triste pour les clubs mais le but de cette décision qui peut paraître brutale est d’améliorer la vie de nos enfants », conclut Yves Brantz.